LAO SIU LEUNG PAK MEI KUNE

LAO SIU LEUNG PAK MEI KUNE

samedi 26 mai 2012

Nouveau Livre !

Bonjour,
 je suis heureux de vous annoncer la sortie de mon deuxième ouvrage, Réflexion sur l'Art du Poing.

Ce deuxième ouvrage est une compilation d'articles écrit au départ sur ce blog. 
Initialement répartis en 25 textes distincts, ils sont retravaillés, corrigés et rassemblés dans cet ouvrage selon une certaine logique de lecture. 

Les articles abordent différents thèmes tels que l'histoire et les us anciens, la pratique concrète du combat ou encore la philosophie. 
Les textes ont été placés dans un ordre logique de lecture. Ainsi, vous trouverez trois rubriques différentes: la tradition, la pratique et la philosophie.

Cet essai est la somme combinée de mon histoire de pratiquant, amoureux de vieilles traditions et chercheur d'authenticité à travers la réalité expérimentée de notre monde mouvant. 

L'idée de les compiler dans un ouvrage est de pouvoir les avoir sous la main, au propre, dans les transports en commun ou lors de vos déplacements.

Présentation dans le livre des éditions "Real Kung-fu":

Les éditions real kung-fu

En cette nouvelle ère de modernisme, de pratique de divertissements, de fausses traditions de création récente, il nous semblait plus que nécessaire de faire valoir de vraies traditions et rétablir ce que devrait être la réelle image du kung-fu ancien.

En effet, la popularisation des styles d’art martiaux modernes en vogue tel que le MMA (mixe martial art) a occulté les systèmes traditionnels. Le détournement sportif de l’antique art de guerre n’a eu pour effet que de faire disparaître le kung-fu ancestral de la scène martiale.

Les nouvelles pratiques modernes ‘’Shaolinesques’’ ont créé une vision déformée et une confusion toujours grandissante ces dernières décennies.  

Les idées préconçues, prétendument ésotériques ou cosmiques n’ont, elles aussi, pas aidé au développement sain de l’art martial, les films et lectures faciles appuyant elles aussi ces images erronées. 
De nos jours, les jeunes générations ne connaissent pas réellement ce dont il s’agit ; certaines choses avaient besoin d’être rétablies.

Pour ce faire, nous avons conçu les éditions Realkung-fu. Le but de cette édition est donc de lever un peu le voile sur les idées reçues et le mystère entourant l’art martial ancien.

Cet ouvrage peut être considéré comme un outil didactique de la pensée ancienne envers les arts martiaux chinois ou tout au moins être une aide en vue de reconnaître et dissocier une pratique sérieuse et respectueuse des origines d’une pratique déviante.

Cette entreprise devrait donc, je l’espère, ravir les amoureux d’authentiques traditions et combler les attentes des novices dans leur cheminement.
 Plusieurs ouvrages sont en préparation.

Dans la même collection :
o   Le mystérieux et impitoyable Fatsan Pakmei Kung-Fu
    Réflexion sur l’art du poing

J'attend vos messages et vos critiques, merci!

Acheter Réflexion sur l\'art du poing

mardi 15 mai 2012

Les différentes étapes de la pratique


Dans le long et difficile chemin que nous avons choisis que sont les arts martiaux, il existe des moments de doute, de recherche et de compréhension.  Il est concrètement dans la pratique, trois phases de développement personnel.

  • La première est la découverte  du système. Tout est nouveau, nous avons tout à apprendre et cette phase formera la base de notre pratique. Il convient de l’appréhender avec  patience et humilité. A ce moment précis nous devons pratiquer avec assiduité et ne pas se poser trop de questions, mettre un pas devant l’autre sans précipitation. La rigueur est de mise afin d’intégrer et de comprendre toutes les facettes de cette nouvelle discipline.

  •  La seconde est décrite comme une phase d’analyse et de questionnement. Maintenant il est temps de comprendre en profondeur  et de développer ses capacités personnelles. Ensuite, vient le besoin de confrontation ;  se confronter aux autres ; mais surtout à soit même. Ce moment ou l’on veut savoir si ce que l’on pratique assidûment fonctionne, ou plutôt, si l’on est capable de le faire fonctionner. Cette phase de teste est primordial et nécessaire. Certains vont au bout, et d'autre comprennent que les arts de combat ne sont pas leur voie. En ceci rien de grave, simplement savoir reconnaître ce pour quoi nous sommes fait. Attention, à contrario, il ne faut pas se penser près et capable avant de l’être !

Le vice caché de la seconde phase

De nombreux pratiquants avant d’avoir prit confiance en eux, préfèrent arrondir les angles et éviter les confrontations ; mais une fois l’expérience acquise, les renforçant, ils ne réagissent plus de la même manière. Il faut à ce moment ne pas se perdre et devenir débordant par un excès de confiance en soit. Dans cette seconde phase, nous n’acceptons pas ce que nous accepterions si nous  étions plus faibles. Voila le vice caché !
Toutes personnes ou situations, peuvent devenir un moyen de nous tester.Nous ne devons pas rechercher en toutes occasions la confrontation et ne pas considérer autrui automatiquement comme un adversaire potentiel à qui se mesurer. J’ai moi-même fais cette erreur et je peux vous affirmer qu’en suivant cette voie, nous nous déshumanisons sans bien même nous en rendre compte…

  •  La troisième est la connaissance de soit et la recherche de la sagesse. Il convient maintenant de tirer les leçons de nos expériences. Cette phase ne comporte plus de doute sur nos capacités, sur les limites de notre style, de l’art en général, nous devons donc nous concentrer bien entendu à améliorer notre pratique mais surtout nous concentrer sur notre recherche intérieur.

Attention !

Chacune de ces phases doit être suivie dans l’ordre, il ne faut pas sauter d’étapes ou vous deviendriez un pratiquant inaccompli.
 J’ai rencontré aux cours de mes années de pratique, bien trop de pratiquants se cachant derrière une pseudo sagesse afin de refuser l’affrontement. Deux raisons à cela : l’incompétence et la peur.

 La sagesse avant la phase teste n’existe pas. Elle ne peut s’acquérir que suite à la confrontation qui fera naître la confiance en soit; il ne saurait en être autrement. Tenter de faire croire à une quelconque sagesse avant même d’avoir vécu est une tromperie.
Ces personnes ne sont pas honnêtes avec elles mêmes. Ce mensonge de complaisance nuit à leur développement  personnel et à la construction de leur être philosophique. Je le répète, ce qui les retient dans la plupart des cas est simplement la peur, ou plutôt, une mauvaise gestion de celle-ci et de l’inconnu. La sérénité, ne viendra qu’à travers l’expérimentation de nos peurs. Un pratiquant d’un art martial achevé doit pouvoir se promener dans le monde sans peur. En chinois, nous appelons cela « descendre de la montage ». Ceci n’est possible qu’après la fin de notre apprentissage.

Conclusion

Ces trois étapes sont nécessaires à un développement sain de notre pratique et demandent des années d'études assidu à leurs développements.

Il est donc deux choix très différents qui s’offrent à nous. Etre honnête avec nous même et rechercher la connaissance  ou jouer un rôle aux yeux des autres et faire croire que l’on est quelqu’un d’autre. Je vous laisse faire le votre mais je vous rappel que le réel but de la pratique des arts martiaux est de nous aider à prendre confiance en nous…


vendredi 30 mars 2012

Interne/Externe... ou est la frontière...?

Je suis toujours très surpris à l'écoute de discussions entre pratiquants de styles différents sur la place de "l'interne" dans leur pratique...
De nombreuses personnes le considère comme une truc cosmique, une pratique à la limite du divin, voir même a des pouvoirs capables de transcender leur vie.

Redescendons un peu sur terre et tentons de définir ce qu'est "l'interne"

La pratique "interne" est une pratique, qui comme son nom l'indique, vient de l'intérieur, donc du souffle. Qui dit souffle dit respiration, sur ce point nous sommes tous d'accord. L'attention se met donc sur le contrôle du souffle mais aussi souvent sur son déplacement à l'intérieur du corps. Ce déplacement se fait à l'aide de notre esprit-imagination. Il existe plusieurs trajets que le Qi  "le souffle" peut emprunter mais le plus connu reste la   petite révolution céleste (Xio Zhou Tian) qui fait une boucle à l'intérieur du corps partant du Tan Tien, descendant dans le périnée, remontant dans le dos jusqu’à la base du crane par le canal Du Mai, puis au sommet de la tête pour finir par redescendre par le canal Ren Mai connecté par la langue au palais fermant ainsi la boucle .

L'interne doit il toujours être associé à une pratique lente?

L'image communément véhiculé par les styles internes "classiques" génère souvent une fausse idée, ou tout au moins, présente une vision incomplète de ce qu'est l'interne. Dans ma définition plutôt que de parler d'interne ou d'externe, je préfère employer les termes de styles "lents ou explosifs" car je le répète, du moment ou l'accent est mis sur un travail de respiration, nous sommes déjà dans l'interne. 
En exemple de style lent: le Taiji Quan, en style explosif: le Pakmei.

Interne martial, interne santé

Des formes de Qigong que nous pouvons rencontrer sont divisés en deux sortes distinctes. Les formes pour la santé, et les formes qui vont développer les capacités martiales du pratiquant.

La pratique du Qi Gong plus lent, plus classique est bien entendu bonne pour la santé. Il s'agit de répéter des mouvements en tentant de contrôler son souffle. Le Qi Gong doit et aidera à vieillir en bonne santé, comme toute pratique physique et sportive régulière...


L'interne est une pratique prioritairement développé par les styles du nord?

L’idée aussi souvent diffusée que l'interne est une pratique plus spécifique des styles du nord de la chine est elle aussi fausse. La majorité des systèmes du sud l'ont intégré dans leur cursus de formation. Quelquefois comme une partie séparé, dans des enchaînements spéciaux et d'autres fois, incorporé dans le système général, sans distinction.

L'interne pour acquérir l’efficacité

Prenons deux exemples de styles du sud explosifs:

Le Hung Gar est un style du sud trés réputé et tres connu du grand public. Sa forme la plus avancé est sans aucun doute le "Tit Sin Kuen", la forme du fil de fer. L'adepte de ce système doit pratiquer cet enchaînement à une vitesse assez lente, en contraction musculaire ou plutôt devrais-je dire en travail d'isomérie musculaire.Cette forme est aussi bénéfique pour la santé que pour son but  premier qui est le renforcement et le développement de la puissance.

Le Chow Gar tanglang lui, contient une forme nommé "Sam Bo Jin", la posture des trois flèches. Cette forme qui est elle aussi un travail en isomérie a pour but de développer la puissance. Ce style très puissant pratique aussi plusieurs Qi Gong durs afin de renforcer le corps par le contrôle du souffle de manière, je dois bien l'avouer, vraiment extrêmement convaincante...

Ces deux styles, considérés comme dur et basé sur l'efficacité comptent dans leur lignée des maîtres qui atteignirent des âges très avancés. Le dernier en date, pour rejoindre l'actualité est  Maître Lam Jo du Hung Gar; élève et fils adoptif de Lam Sai Wing, decédés hier à Hong Kong à l'âge de 102 ans.

Conclusion:


                                          Exemple d'explosion "interne" de mon maître  Sifu Lao


J 'ai eu l'occasion dans mon cheminement, de croiser les mains avec des maîtres issus de styles explosifs, tel que mon propre maître, Sifu Lao Wei Kei.et je peux avancer que pour mon expérience, les pratiquants de styles "explosifs" se sont  toujours avérés être les plus tangibles.

A l'inverse,  les nombreux maîtres des styles lents que j'ai pu croiser ne démontrent jamais de façon concrète ce qu'ils avancent,  peut être me diront certain, que la raison est, que l'on ne peut juger que de ce que l'on peut voir... ;)

mercredi 15 février 2012

Le soucis du détail

Nous allons traiter aujourd'hui un sujet plus important qu'il n'y paraît.
Les détails dans toutes disciplines sont, les petits trucs en plus qui font la différence entre une pratique quelconque et une expertise dans un domaine.

Ce petit truc en plus a en réalité une grande importance:

L'apprentissage des formes, kunes, katas, appelez cela comme vous voulez, doit obligatoirement se faire avec une recherche du mouvement, pas approximatif, pas non plus simplement beau, mais juste; car nous parlons d'art et par art, j'entends aussi "science" et donc, recherche du mouvement parfait.

La connaissance des diverses variations techniques des formes est elle aussi une exigence. Il est indispensable de rigoureusement comprendre chaque application technique, simple ou plus avancé d'une forme avant de passer à l'apprentissage d'une nouvelle. Idem pour la pratique des armes.
Creuser, analyser, comprendre et développer doivent être les mots d'ordre afin de ne rien perdre en chemin. 

Quelque soit votre pratique, quelque soit votre style, ces conseils peuvent vous aider:

Le soucis du détail passe par la compréhension de son corps. Aligner la structure osseuse, rechercher la bonne contraction musculaire, la trajectoire exacte d'un mouvement. Ce travail se fait dans la sensation. La faculté de ressentir en son sein la bonne contraction musculaire, tension ligamentaire ou le relâchement, n'est pas donné à tout le monde. Une bonne sensation est souvent indicatrice d'un geste et d'un placement juste.
Au départ, il convient de se concentrer sur notre mouvement sans rechercher force et vitesse. Puis par la suite, une fois le mouvement bien intégré, rechercher la force et la vitesse. Pas à pas, avancer vers la perfection, sans griller d'étapes, mais en avançant, toujours!
Un mouvement répété 1000 fois sans cette conscience du geste précis, de la bonne attitude corporelle et sans intention, sera inefficace et improductif. A contrario, le répéter seulement 10 fois en s'appliquant à chaque détails et la progression sera certaine.
La conscience du mouvement juste est la clé de la progression.

Concrètement?

Dans l'affrontement, vous me direz peut être que le détails n'a plus la même importance.Tout va très vite et nous n'avons pas le temps de chipoter. Vous avez raison et tort à la fois. 
Raison dans le sens ou la simple frappe d'un poing fermé sur un visage peut suffire à descendre un adversaire, mais aussi tort car un placement osseux et un mouvement correcte donnera plus de percussions, de puissance etc...
Une simple tension de poignet vers l'arrière peut donner une autre dimension à une technique: un meilleur verrouillage des coudes peut décupler la force par deux.
Le soucis du détails n'est donc pas uniquement une question de théorie, mais bien une réalité technique importante du combat.

S'il vous plaît, ne soyez pas médiocre, appliquez vous et recherchez à comprendre en profondeur ce que vous faîte, car il s'agit d'un art martial et que dans la nomination" art martial" il y a le terme art ...

mardi 27 décembre 2011

L'art votre conjoint



Ce texte pourrait être la suite de "l'engagement dans la pratique".

Il existe deux sortes de pratiquants, ceux qui "Aiment" l'art martial avec un grand A et ceux pour qui l'entrainement n'est qu'une petite partie de leur vie. Les bénéfices acquit seront bien entendu très différents entre celui qui s'entraine deux fois par semaine et celui qui le vit à plein temps.

 
Comme une fois n'est pas coutume, ce texte est un effet de style et un parallèle amusant mais certain entre la pratique et la vie en concubinage.

 
La tradition et l'amour de la Voie est semblable à une relation amoureuse.
Quelque fois passionnelle et débordante, d'autre fois timide et progressive. Sa découverte se fait graduellement mais la profondeur de sa connaissance est infinie. Tel un être humain, complexe, faite de surprise mais aussi de désillusions, il faut l'aborder lentement mais surement afin de la découvrir puis finir par l'apprivoiser.

Telle une belle femme elle nous séduit, mais c'est au départ sans rien connaître de son caractère et l'aborder peut sembler difficile, puis, la découverte de son caractère profond peut être long et il subsistera toujours une part d'ombre, de doute, celle qui est la plus intéressante et enrichissante: la découverte de soit à travers elle.

L'art martial est votre conjoint, vous vivez avec lui l'un avec l'autre

Oui la pratique est difficile et demande engagement, douleur et souffrance, mais entrainez vous avec tout l’amour que vous pouvez, mettez du cœur à l’ouvrage et soyez heureux de toutes les facettes de votre entrainement. De l‘apprentissage des formes qui est un plaisir à la formation de corps bien plus difficile, en étant heureux vous avancerez.

 Mais attention! Soyez honnête avec elle, ne cherchez pas à la tromper et lors de l'entrainement d'un exercice, ne ménagez pas vos efforts. Vous devez marcher ensemble, elle vous accompagne et fait partie de vous.
Même si il est des moments ou l'on doit la supporter, si elle nous agace, elle continue de nous accompagner. Si l'on ne la voit pas durant un temps, elle nous manque, il est difficile de l'abandonner.

 Lors de doute sur sa fidélité, faites lui confiance et écoutez la; elle possède les solutions et c'est ensemble que vous les trouverez.
Quelques fois, on pense à la quitter, la lassitude apparaît, mais néanmoins, nous finissons toujours par y revenir.
L’art martial n’est pas ingrat, traité le avec le respect qui lui est du, avec l’estime qu’il mérite et il sera reconnaissant, les bénéfices acquis seront sans limite.

Si vous ne lui accordez pas le temps et l'attention nécessaire, toujours comme une belle femme, il se désintéressera de vous...

jeudi 17 novembre 2011

Vous avez dit écoles traditionnelles !?

L'école de Kung-fu en tant d'institution a des règles et des codes. Nous allons les présenter et déterminer ce qu'est une école de kung-fu au regard de ces caractéristiques.
La culture chinoise possède une vieille et grande histoire (plus de 5000 ans).

La manière de se tenir dans une école traditionnelle chinoise n'est pas la même que dans une école Japonaise.
 Dés l'entrée, la différence se fait sentir. Le formalisme Japonnais implique le salut du tatamis ou de l'aère de travail lorsque ceux-ci pénètrent les lieux, comme pour saluer la surface dans laquelle ils vont avoir à pratiquer.
La rigueur et la discipline rigide nippone ne font pas foi dans l'école chinoise.

La méthode chinoise ne s'embarrasse pas de cela et l'école est considérée comme un lieu de vie ou l'on pratique, échange des conversations de tout genre, on y rit, on y boit aussi... Elle est le plus souvent la demeure du maître et chacun s'y sent comme chez soit, à son aise. Elle n'est bien sur pas pour autant un lieu de débauche ou l'on y fait n'importe quoi.

Les codes visibles
Une école qui se dit réellement traditionnelle doit arborer un certain nombres de codes visibles. Vous me direz sans doute, que l'important est la technique et ce n'est pas faux, mais ne parlons nous pas de pratique traditionnelle? Il y a donc un rapport direct à la tradition.

Il existe donc plusieurs codes visibles que nous devont savoir reconnaître, ceux-ci sont:

La plaque "d'accueil"
Fat San Pak Mei Kune Goon
Dès l'entrée, la première chose que l'on doit immédiatement apercevoir est la plaque qui trône en haut du mur, sur laquelle figure le nom du style enseigné en son sein. Dans l'ancien temps, c'était celle-ci que les écoles rivales venait chercher comme trophée ou qu'ils détruisaient après avoir vaincu le maître des lieux.

 L'autel
L'autel qui fait toujours face à l'entrée est là afin de ce rappeler de sa lignée et faire honneur à ses ancêtres.

Autel de Sigong Lao Siu Leung
 Il est souvent additionné l'autel de Kwan Yu, le dieu de la littérature, de la guerre et des arts martiaux (conf: Le Wen et le Wu 2eme partie). Etant un modèle de droiture, en présence de son image, peinture ou statut, il était interdit de prononcer des injures ou d'user d'un langage inapproprié.

Le dieu de la guerre Kwan Yu

En cas de pratique d'un style animalier, il n'était pas rare de trouver une peinture de l'animal pratiqué à la place de l'autel.

 Le drapeau de l'école
Le drapeau de l'école est important lors des sorties de celle-ci. Autrefois, lors de danses de lion, démonstrations de rue mais surtout affrontements avec d'autres écoles il était le premier présenté aux adversaires. Sur lui, inscrit le nom de la ville ou du village, puis le nom du maître et du style. Au dos de celui-ci était toujours peint la figure de Kwuan Yu pour donner force et courage.

Fatsan - Pak Mei Kune
 Ces trois choses sont indispensables et doivent absolument figurer dans une école traditionnelle.
Nous retrouvons usuellement aussi, râteliers d'armes, lions accrochés au mur et photos des anciens de l'école.



 Les codes de respect
Lorsque les élèves ou les visiteurs entrent dans une école, il est de bon usage d'aller saluer l'autel et de faire brûler trois bâtons d'encens en guise de respect.
Ces saluts exécutés par trois fois ont deux significations:
Nous le savons, la culture chinoise est un mélange d'ingrédients provenant des écoles philosophiques Taoïstes, Confucianistes et Bouddhistes.

Ainsi, nous retrouvons plusieurs significations des trois saluts, qui n'ont aucun rapport les unes des autres.
1er: La trinité Taoïste: le ciel, la terre et l'homme.
2eme: La trinité bouddhiste: la sanga (communauté), le darma (l'enseignement), le bouddha

Lors de démonstrations le pratiquant doit aussi saluer par trois fois, une fois en face de soit, une fois à sa gauche puis une fois à droite.
Lors de rencontre entre pratiquants ou école le salut traditionnel est là aussi de mise. Le poing droit fermé dans la paume gauche ouverte est le signe de respect en usage, mais aussi une marque de retenue et d'éducation; la politesse du combattant accomplie.


Conclusion
Les écoles de Kung-fu que nous pouvons rencontrer en occident sont souvent basé sur le modèle du Dojo Japonnais (salut à l'entrée, pieds nues sur des tapis, couleurs de ceintures, grades...). Ceci est une erreur, la rigueur de comportement de ces derniers est basé sur leur culture, très différente de la culture chinoise. Gardons nos propres racines.

lundi 24 octobre 2011

Grille des stages de Toulouse

Pour cette année 2011-2012, nous mettons en place une série de quatre stages de week-end de Pakmei Kung-fu en partenariat avec l'institut WushuGuan de Toulouse.

Cette série de stages est mise au point dans le but de développer sur le long terme notre enseignement englobant Fat San Pakmei Kung-fu et Armes Traditionnelles Chinoises à Toulouse

Nous souhaitons ainsi créer un groupe de travail qui pérennisera dans le temps. 

Les dates seront donc les:
  • 19/20 Novembre 2011
  • 21/22 Janvier 2012
  • 24/25 Mars 2012
  • 19/20 Mai 2012
Les horaires seront pour toutes les dates les samedis après-midi de 14H00 à 18H00 et les dimanches de 9H00 à 12H00 puis de 14H00 à 18H00.

Au programme:
  • Travail de base pour former le corps
  • Etude des postures et déplacements
  • Renforcement osseux et musculaire
  • Apprentissage des formes (voir contenu technique)
  • Applications de combat (armes et mains nues)
  • Stratégie de combat

Le contenu technique sera:
  • La forme Siu Sap Dji (petite croix)
  • La forme Sap Dji (la croix)
  • Le Bâton Hang Tzé Gwan (Bâton du pèlerin)
  • Les Couteaux Papillons Seung Too (couteaux Cantonnais)
Les tarifs seront de 100 euros par personnes pour les deux jours.

Il n'est pas possible de ne faire qu'un des deux jours. Comme mentionné plus haut, l'intérêt et le but de ces stages est de créer un groupe de travail sérieux ou la progression et la rigueur feront foi.

Contactez moi par email: pakmei@free.fr pour de plus amples informations sur le déroulement et les réservations.