LAO SIU LEUNG PAK MEI KUNE

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dimanche 18 septembre 2011

Suivre la règle

Toute société, afin de pouvoir vivre ensemble et en harmonie, impose une règle. Cette règle, quelquefois juste, d'autre fois pas, est obligatoire; on se doit de la respecter.
Ces obligations sont mise en œuvre afin que ce ne soit pas le chaos, que chacun fasse ce qu'il veut, ou que les plus fort imposent leurs lois. 

L'école de Kung-fu ne fait pas exception à la règle.
Code morale ou code de conduite; chaque école, clan, courant, possède des règles qui leurs sont propres. Si l'on veut en faire partie, il faut s'y plier et s'y tenir.

Ces codes de conduite ont étaient mis au point en des temps immémoriaux par les générations passés.

On pourrait se dire "ce ne sont que des mots sur un bout de papier qu'un gars à pondu un jour ou il faisait froid" et je peux le comprendre, mais généralement ces règles sont les fruits de mûr réflexions.
Elles tendent vers un idéal, ont pour but de nous améliorer, de bien vivre en communauté et font office de paroles de sagesse.

Si l'on choisit la voie de l'art martial on se doit de les suivre. Si l'on ne le faisait pas quel aurait le sens de notre pratique et quel serait le sens de cette voie?
Une simple méthode de combat rustre, de la self défense de base ou une méthode de combat pouvant servir à des fins malsains.


Les règles du Fat Fan Pak Mei Kung-Fu:

1 ° Respecter les ancêtres, le maître, et la voie martiale.
2 ° Apprendre l’humanité, la loyauté et apprendre le kung-fu.
  Apprendre l’art martial pour se protéger.
  Les héros ne cherchent pas les faibles.
  Si l’ont se connaît mais que l’on n’est pas loyale l’un pour l’autre,
  Des millions sont sans valeurs.
  Même si une personne est de notre famille, mais n’est pas loyale, on ne peut pas lui enseigner.
  Si une personne n’est pas de notre famille, mais qu’elle est loyale, on peut lui enseigner.
  Si on possède le vrai Pak Mei,
10°  On peut transformer une pierre sans valeur en or…

L'acceptation de nos erreurs
Que faire de celui qui les transgresse? La sanction et sans appel, il ne peut pas rester...
Il faut dans notre vie tenter d'avoir une vision claire sur ce que l'on est, sur nos motivations. On se doit d'ouvrir nos yeux et de regarder la réalité en face.
Il est facile de blâmer les autres pour nos erreurs, de nous chercher des circonstances atténuantes. Nous faisons tous des erreurs, c'est certain, mais il s'agit de ne pas dépasser les limites et assumer les conséquences de nos actes.
Le pardon et l'acte de compassion

Doit-on pardonner? Dans quelle mesure? Doit-on appliquer les règles à la lettre?

On doit pouvoir appliquer des nuances, mais il existe des règles intransgressibles. Au risque de me répéter, si l'on passe outre que reste-t-il? Une simple technique de combat sans profondeur, sans garde fou.

Si l'on ne croit pas et n'applique pas soit même ce que l'on avance, comment faire passer le message, être honnête et maintenir le respect de tous? 
Quelques fois, il est des décisions difficiles à prendre, lourdes de responsabilités, qui vont influer sur la vie d'autrui, mais il faut les prendre au risque de se tromper...

Dans le Lou Yu* il est fait mention: L'homme supérieur c'est celui qui d'abord met ses paroles en pratique et ensuite parle conformément à ses actions...

*Les Entretients de Confucius

lundi 12 septembre 2011

Maîtres, élèves et trahisons

  Qui n’a jamais vu de films de kung-fu de Hong Kong ou de série B d’un goût douteux, comptant l’histoire de l’élève très méchant qui trahi son maître par vanité ou jalousie ?

Au risque de choquer les plus loyaux d’entre vous, ces histoires ne sont pas nées des fantasmes de scénaristes.

La relation maître/élève est une relation privilégière
Dans la chine traditionnelle, la relation maître/élève est une relation puissante. Lors de l’acceptation d’un élève au rang de disciple, ce dernier donne à boire le thé au maître, remet une enveloppe rouge contenant de l’argent, et écoute les précieux conseils personnalisés de celui-ci.                                                              
La cérémonie riche de sens, à pour but symbolique de faire promettre à l’élève d’être loyal envers le maître ainsi qu’envers le style et la lignée. L’élève aspirant aura aussi pour obligation de suivre le code de conduite de l’école.
Suite à cela, il aura accès aux techniques et méthodes d'entrainement plus avancés du système.


Cet engagement ne va pas que dans un sens

L’élève s’engage envers le maître en s’occupant de lui fournir ce qu’il lui manque et le maître s’engage lui à comprendre les besoins et enseigner de la meilleure façon possible son disciple. Il s'agit d'un échange…


L’idéal et la réalité sont souvent différents
Même si les maîtres ne l’avouent pas, ils ont souvent trahi la parole donnée. Même le meilleur des élèves est susceptible de trahir. Le sujet est tabou mais il existe bel est bien et ce de tout temps.


Il est trois façons de trahir :
  • L’élève désir acquérir des connaissances que le maître n’a pas et va les chercher ailleurs.
  • L’élève modifie ce que le maître lui à transmis.
  • L'élève change de style.
     
    L’évolution
Le maître traditionnel a souvent du mal à comprendre que l’élève veuille apprendre autre chose, même si, il l’a lui-même fait. Il estime souvent qu’il est le meilleur, que sa technique n’a pas à être modifiée; et que pourrait bien vouloir un élève qu’il ne peut pas lui apporter ?


Ce mal pour le maître est en fait un mal nécessaire qui permet à l’art d’évoluer et de progresser. Chaque méthode a été modifiée, chaque maître de chaque génération y a intégré sa propre idée.
Tous les Sifus se disent traditionnalistes, la plupart ne veulent pas admettre qu’ils ont changés un certain nombre de choses, vantant les mérites de leur propre Sifu et des incroyables capacités de celui-ci… Mais dans la pratique, ceci est souvent faux… 


Il faut tout même bien comprendre que ces changements ont été opérés par des maîtres de grand niveau, qui ont pour la plupart, une grande expérience dans le domaine du combat.


Plusieurs maîtres ???
Les plus fameux maîtres de Kung-fu des temps passés ont toujours pratiqués avec un maître (dont ils parlent à longueur de temps) et dans le dos de celui-ci, ont eu d’autres professeurs qui les ont plus ou moins influencés (on parle de 9 maîtres pour Lam Sai Wing, disciple de Wong Fei Hung).


Ceci fait, la plupart du temps dans l’objectif d’addition de connaissances ; mais certaines fois afin de bénéficier de l’enseignement d’un autre maître (quelquefois de meilleur qualité) qui est inapprochable par le voie normale à cause de la tradition de l’unique maître.


En bref, si l’on se trompe de Sifu au début, il sera très difficile d’apprendre d’un autre ou d’en changer par la voie régulière (à moins d’avoir un Sifu très compréhensif).


Les exemples de manquent pas :
  • Lam Sai Wing du Hung Gar (9 maîtres)
  • Chan Heung du Choy lay Fat (3 maîtres)
  • Cheug Lai Cheun du Pak Mei (3 maîtres)
  • Ha Hon Hung du Yau Kung Moon (au moins 2)

Cette situation est pénible pour tout le monde. Le Sifu perd la face si un de ces disciples regarde un autre maître avec admiration et le disciple vivra la frustration de s’être trompé de maître ou de style.
De nos jours, ce problème n’est plus ; chacun fait ce qu’il veut : on veut changer, on change. On peut même voir certains élèves dénigrer leur professeur, ce qui était autrefois inimaginable…


Ceci est un fait avéré, si l’on décide d’enseigner, il faut obligatoirement et dès le commencement accepter l’idée qu’un jour ou l’autre, un ou plusieurs de nos élèves nous trahirons.


  Même si ceci est intolérable, la trahison est quelque chose que l’on ne peut éviter, l’histoire le confirme…